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dimanche 20 mai 2007

Strategie:Tableaux

Au départ il y a 169 combinaisons avec 2 cartes.Découvrez, ci-dessous, un tableau de valeur (tableau de Sklansky) de vos cartes au preflop.Suited étant des cartes de même couleur.Lors de la donne, soyez plus rigoureux à une table de poker de 10 joueurs qu'à une table de poker de 6 joueurs ou moins.Si néanmoins, votre stratégie de jeu au preflop est de tout garder, alors soyez rigoureux au flop.

Dans ce second tableau (tableau d'Abdul Jalib), le bouton est tenu en compte.Ce qui donne une sélection de signal de départ plus fine.




Strategie:Sujets varies 2

Le jeu en short handed
La plupart des joueurs ont tendance à considérer que les 6 handed table sont des tables de short handed. En réalité, le jeu en short handed désigne les tables à 5 joueurs au maximum. Même sur internet, il est difficile de pouvoir jouer des tables en short handed. Aujourd’hui seul Paradise Poker propose de réelles tables de short handed. Cependant, il est également possible de jouer en short handed sur les sites qui ne sont... lire la suite de Le jeu en short handed
Le Bluff
Le bluff est la plus célèbre des stratégies utilisées au poker. De nombreux joueurs surestiment l’intérêt du bluff en particulier aux basses limites où le recours au bluff est à proscrire. En effet, pour qu’un bluff ait une chance de réussir, il est indispensable que les adversaires soit capables de folder les meilleures mains . Dans la plupart des cas, le bluff intervient au flop ou à la turn au travers du "delayed" bluff... lire la suite de Le Bluff
Le théorème de Morton
A. Morton, aujourd'hui disparu, est l’auteur d’un message publié sur le forum R.G.P. en réponse à un article de M. Caro paru dans le magazine Cardplayer qui affirmait que raiser en early position est souvent une erreur aux basses limites où raiser ne permet que dans de rares situations de diminuer le nombre de joueurs qui seront présents aux tours suivants. A. Morton en apportant la contradiction à M. Caro a démontré à quelle... lire la suite de Le théorème de Morton
Sous-jouer
Sous-jouer consiste à checker ou à caller avec une main qui va généralement s’imposer même si les adversaires améliorent leurs mains aux prochains tours d’enchères. * * * Lorsqu’un joueur décide de sous jouer, il doit détenir une main qui a toutes les chances de s’imposer à l’abattage . Dès lors, de nombreuses combinaisons ne doivent pas être sous-jouées . Par exemple, avec A◊J♥ sur un flop Q♠J♠J♣, sous jouer... lire la suite de Sous-jouer
Le Raise, la relance
A chaque tour d’enchère, le joueur a le choix entre check/fold, call, bet et raise . Trop souvent les joueurs raisent alors qu’ils devraient caller ou même alors qu’ils devraient folder. Avant de raiser, le joueur doit vérifier que les conditions requises sont remplies et évaluer l’impact de sa relance sur ses adversaires. * * * Avant de raiser , le joueur doit évaluer chacun des facteurs qui déterminent si raiser est... lire la suite de Le Raise, la relance
Le Check-raise
Le check-raise est une action en deux temps qui vise à checker avec l’intention de raiser au cours du même tour d’enchère. Le check raise est décrié par de nombreux joueurs qui souhaitent même le voir interdire. Pourtant le check raise est bien souvent une meilleure alternative au bet ou au check-call que ce soit au flop ou à la turn . * * * Aux basses limites, le check raise n’a pratiquement pour seule... lire la suite de Le Check-raise
Les mains dynamiques
La dynamique des mains serait le concept le plus sous-estimé par les joueurs de poker selon B. Ciaffone. En effet, le nombre d’adversaires, le style des adversaires et la position des joueurs, entre autres, influencent fortement la valeur des mains quel que soit leur rang dans la hiérarchie des mains de départ . Le dynamisme des mains se manifeste avant l’apparition du flop mais plus encore lorsque les trois premières cartes... lire la suite de Les mains dynamiques
La position
A la différence d’autres formes de poker, comme le seven card stud, le texas holdem est un jeu à position fixe. Le jeu étant à position fixe, le bouton est le dernier joueur à se prononcer tout au long des quatre tours d’enchères. Dès lors, il peut ajuster sa stratégie au regard des informations distillées par ses adversaires. Associée à une bonne sélection des mains de départ, une bonne gestion de la position est... lire la suite de La position

Strategie:Sujets varies

Pot odds et probabilités
La maîtrise des cotes et des probabilités est indispensable pour pouvoir prendre les meilleures décisions à une table de poker. Si certains joueurs n’ont besoin que de leur intuition pour apprécier les cotes, dans la plupart des cas les joueurs doivent avoir recours aux mathématiques avant de prendre une décision. Par exemple, à une table à $1-$2, avec A♥K♥ et un tableau offrant 9♥2♣J♥, un adversaire ayant A◊J♠ mise $2. Au... lire la suite de Pot odds et probabilités
Faire face à un maniac
Tous les joueurs de poker sont régulièrement confrontés à des " maniacs ". Est qualifié de "maniac", le joueur qui quelque soit sa position relance avec des mains marginales comme 44/A3s/K7s/Q9s/A6o/K9o/Q9o. La plupart des joueurs ont tendance à fuir les tables fréquentées par des "maniacs". En effet, jouer contre un "maniac" entraîne une forte variance dans les résultats ce qui peut être préjudiciable aux joueurs ayant une...lire la suite de Faire face à un maniac
Le Semi bluff
En général, et particulièrement aux basses limites, il est rare de pouvoir procéder à des purs bluffs. Ainsi, au delà du pur bluff, où le joueur n’a d’autre possibilité, pour remporter le pot, que de voir ses adversaires folder, le semi-bluff est une alternative tout à fait adaptée aux basses limites. Le recours au semi-bluff est possible quelque soit la limite dès lors que le joueur dispose d’un nombre raisonnable d’... lire la suite de Le Semi bluff
Les Dominated hands
-Domination- , il s'agit d'un des maîtres mots du texas holdem qui accorde une importance considérable au kicker . La plupart des ouvrages techniques qu’ils soient destinés aux débutants ou aux joueurs plus expérimentés mettent tous l’accent sur la nécessité d’éviter de jouer ces "trouble hands" pour les premiers ou de ne les jouer que lorsque le joueur à les moyens d’ "outplayed" ses adversaires postflop pour les seconds.... lire la suite de Les Dominated hands
La Free card
Si un joueur ne checke que lorsqu’il détient une main médiocre ou s’il ne raise qu’avec une made hand, il devient prévisible et ses adversaires seront incités à multiplier les bluffs et les semi-bluffs . Dès lors, le free card raise est une arme redoutable qui peut aider le joueur à prendre le contrôle de la table. * * * La free card consiste à better ou à checker puis raiser pour bénéficier d’une carte... lire la suite de La Free card

Strategie:La river

La river est la cinquième et dernière carte du tableau. Lorsque celle-ci est dévoilée, chaque joueur connaît la valeur exacte de sa main. Ainsi, à ce stade du coup, soit le joueur pense avoir la meilleure main, soit il a la conviction que son adversaire à la meilleure main, soit il pense avoir une chance raisonnable d’avoir la meilleure main. En outre, même s’il sait ne pas avoir la meilleure main, le joueur doit prendre en compte la possibilité que son adversaire, qui à la meilleure main, ne soit pas conscient d’avoir la meilleure main. En conséquence, il n’a pas de stratégie unique applicable à la river mais une multitude de situations diverses qui appellent chacune des considérations spécifiques. D’autre part, une des spécificités du jeu à la river provient du fait qu’il se déroule le plus souvent en head up c’est à dire entre deux joueurs. En multiway pot, la stratégie est plus simple car la meilleure solution consiste souvent à bet-caller avec les meilleures mains dès lors qu’il reste d’autres joueurs à jouer qui sont susceptibles de caller.
** *
Le joueur peut estimer avoir la meilleure main, par exemple avec A♣T♣ sur le tableau A◊J◊8♠3♣6♣ dès lors que son adversaire en check-callant depuis le flop a probablement signifier être sur un tirage avec T♠9♠ ou K◊Q◊. Ainsi, pour déterminer la valeur de sa main, le joueur doit prendre en compte tous les événements qui se sont déroulés tout au long du coup, comme le comportement préflop de ses adversaires, leurs positions et leurs actions. Si, généralement, il est préférable de better/raiser les meilleures mains et check-caller/folder les mauvaises mains, il est indispensable que le joueur varie son jeu à la river. Lorsque le joueur pense, en head-up, avoir plus de 50% de chance de remporter le pot, sa stratégie doit viser à grossir encore un peu plus le pot. Souvent, Le joueur devra better car son adversaire qui peut penser ne détenir que la seconde best hand sera davantage enclin à caller qu’à better. Cette approche vaut particulièrement contre les joueurs passifs et tous les adversaires qui avec une même main vont davantage caller que better. Par contre, certains adversaires bets plus qu’il ne call comme par exemple avec ceux qui bluffent régulièrement à la river. Dès lors, il convient pour le joueur d’envisager les conséquences des différentes options si il bet. D’abord, l’adversaire peut caller et avoir la meilleure main, ensuite l’adversaire peut raiser et le joueur doit alors folder, ou caller et soit remporter soit perdre le pot. Dès lors, contre les adversaires les plus agressifs, il est possible de checker avec la meilleure main pour inviter l’adversaire à better la seconde best hand qu’il n’aurait pas caller. Dans ce type de situation, le joueur peut ensuite caller ou raiser. Par ailleurs, pour que better soit légitime, le joueur doit, comme le précise D. Sklansky, avoir la meilleure main dans 55% des cas où l’adversaire décide de caller. En effet, si outre le fait que l’adversaire ne va classiquement caller qu’avec ses meilleures mains, l’adversaire peut également décider de check-raiser. Il est nécessaire de better, lorsque, l’adversaire avec la seconde best hand à des chances raisonnables de caller, mais il est préférable de checker lorsque, du fait du contenu du tableau, l’adversaire ne peut caller qu’avec une meilleure main mais better avec la troisième best hand. En outre, pour raiser à la river, D. Sklansky précise que le joueur doit être favori à 2 :1 d’avoir la meilleure main à l’abattage. Dès lors, outre la qualité de la main du joueur, c’est bien le profil de l’adversaire qui conditionne la décision de raiser ou non. De ce fait, dans le cas particulier où les deux adversaires auraient la même conbinaison finale, il convient de better/raiser dès lors qu’il y a une chance même minime que l’adversaire fold. Cependant, lorsque le joueur est out of position, la première condition, les 55%, est inopérante.
*A la river, le joueur doit d’abord
éviter de folder la meilleure main, ensuite, il doit ensuite chercher à pousser son adversaire à folder la meilleure main. Ainsi, la river est, même en loose games, l’occasion de tenter un pur bluff. En premier lieu, la dernière carte du tableau peut décider de l’opportunité de tenter un bluff, par exemple après avoir check caller sur un tableau K♠T♠3♥7♥A♣, il est possible de tenter un bluff avec Q♥T♥ à la river. En conséquence, une scare card à la river peut transformer un check-fold en bet ou raise. Cependant, plus les adversaires auront contribué à faire grossir le pot depuis le début du coup, moins ils seront capables de folder. Avant de bluffer, le joueur doit évaluer si le bluff va être profitable. Le bluff pour fonctionner doit intervenir lorsque le joueur à été agressif au tours précédents. Un river bluff à peu de chance de fonctionner si le joueur a été passif tout au long du coup. Ainsi, out of position, un joueur qui n’a pas la meilleure main n’est pas condamné a folder. Il peut better si son adversaire call plus qu’il ne bet. Mais, checker reste la meilleure solution si l’adversaire bet plus qu’il ne call. En conséquence, better est la meilleure solution avec toute les mains qui pourraient justifier un call lorsque l’adversaire call plus qu’il ne bet. De même, checker est souvent une erreur car cette action ne peut conduire un joueur à folder. Ainsi, better à l’avantage d’inciter un adversaire à folder des mains qu’il aurait pu better. D’autre part, better est souvent préférable à check-raiser, car si l’adversaire bet il y a peu de chance qu’il call le raise. Dès lors, dans le meilleur des cas le gain pour le joueur est le même qu’il bet ou check raise. Dans le pire des cas, le joueur "perd" un big bet. Par ailleurs, checker reste une alternative valable lorsqu’un check raise à de bonne chance de fonctionner et si l’adversaire va caller le raise dans plus de 50% des situations où il aurait callé un bet. A Défaut, il est préférable de better.
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Savoir folder à la river est une qualité nécessaire pour être un joueur gagnant, car il suffit qu’un joueur call trois fois par heure par erreur à la river pour rester un joueur perdant sur le long terme. Cependant, folder trop souvent à la river est également une erreur. Ainsi, si le joueur à la conviction d’être battu et la certitude qu’il lui sera impossible de bluffer son adversaire, folder est la seule solution. Le joueur peut constater qu’il est battu au regard de la valeur de sa main comparée aux nombres d’adversaires présent à la river, au regard des actions de chaque joueur à la turn et aux habitudes de ses adversaires. Le joueur doit généralement check-folder, en première position, lorsqu’il ne détient probablement pas la meilleure main et que son adversaire bet alors qu’il call traditionnellement plus qu’il ne bet.
*Mais, dans de nombreuses situations, si le joueur pense avoir une chance, même relativement faible de remporter le pot, la taille de celui-ci doit l’inviter à
caller même avec une main marginale. Le plus souvent, lorsque le pot odds se situe entre 5 :1 et 10 :1, le joueur à tout intérêt à caller un big bet lorsqu’il détient autre chose que la middle paire. De même, si la river semble compléter un tirage, il n’est pas interdit de caller avec deux paires. En particulier, il est davantage conseillé de caller avec AK sur un tableau A♣K♣6♥3♠8♣ qu’avec KJ sur le tableau J◊5◊K♣4♠9◊, où un adversaire peut détenir A◊X◊ ou K◊X◊. De même, check caller ou même check-folder est possible lorsque avec K◊J◊ sur le tableau Q◊6◊A♣3♠ complété par A◊ le joueur ne peut ignorer la possibilité qu’un adversaire détiennent désormais un full. Cependant, dans tous les cas où le tableau fait apparaître une paire à la river avec la plus petite carte (et/ou la plus haute du flop si l'adversaire n'a pas ralancé au flop), il est raisonable de caller si l’adversaire à check-caller tout au long du coup. Check-caller n’est pas réservé au cas où le joueur dispose d’une main marginale. En effet, avec une bonne main checker-caller est la meilleure solution face à des joueurs agressifs ou face à des joueurs "classiques" qui ne bettent que les meilleures mains et ne call que rarement. En effet, dans ces deux cas, checker permet d’inciter l’adversaires à better et commettre une erreur alors qu’ils n’auraient pas commis l’erreur de caller. Contre un joueur agressif check-caller permet d’inviter un joueur agressif à better un tirage manqué ou la middle paire. Par ailleurs, check-caller est également raisonnable lorsque le joueur avait la certitude d’avoir la meilleure main à la turn mais que la river a quelques chances d’offrir une meilleure main à l’adversaire. Enfin, lorsque le joueur décide de caller, sa décision doit être justifiée au regard du pot odds mais elle doit également prendre en compte la possibilité que l’adversaire bluff. Dès lors il est possible, dans certaines situations, de caller même si le pot odds est insuffisant.
Si le joueur ne raise pas et ne fold pas, il choisi délibérément d’aller à l’abattage ou il devra détenir la meilleure main pour remporter le pot. A défaut, si il convient de folder dès que le joueur à la conviction d’être battu lorsque le pot est de petite taille, il est parfois nécessaire de jouer agressivement à la river même avec une main moyenne lorsqu’il y a une chance raisonnable que l’adversaire fold la meilleure main. Par ailleurs, jouer à la river peut être résumé en considérant que le joueur doit better si son adversaire call plus qu’il ne bet et checker si l’adversaire bet plus qu’il ne call.

Strategie:La turn(tournant)

Maîtriser le jeu à la
turn serait ce qui "separates the men from the boy" à en croire les experts. Jouer à la turn est effectivement parfois complexe et la valeur de la main, le nombre d’adversaires, et le comportement du joueur lors des tours précédents sont autant d’éléments qui doivent guider le joueur dans la décision à prendre lors de ce quatrième tour d’enchères. A la turn, les joueurs jouent en général en se fondant sur la valeur réelle des mains. Il est rare de sous-jouer à la turn et il est moins fréquent de voir des joueurs bluffer à la turn en loose games. Cependant, le semi-bluff est une stratégie très régulièrement employée à ce stade du coup. D’autre part de nombreux joueurs ont tendance à abuser du free card raise au flop avec tout type de main, même des weak draws. Dès lors, leurs adversaires tendent à attendre la turn pour raiser et dévoiler la force de leurs mains ce qui renforce encore la légitimité des raises à la turn.
** *Depuis la publication des premiers ouvrages de D. Sklansky, jouer à la
turn peut se résumer à jouer agressivement les made hands et d’une manière générale les mains ne disposant que de peu d’outs, et à jouer passivement les mains qui disposent de nombreux outs comme les tirages. L’agressivité est une des clefs du jeu à la turn, mais il ne faut pas abuser des turn raise pour qu’ils restent respectés. Cependant, il est possible de raiser à la turn avec une made hand, avec une main qui à de très fortes chances de s’améliorer ou contre des joueurs passifs (avec l’intention de checker la river) et des joueurs agressifs dans le cadre du delayed bluff. Une situation classique met en jeu un joueur qui après avoir raisé préflop avec TT/AQs/AKo à jouer agressivement la top paire ou l’overpaire au flop. Dans cette situation, il convient en général de better/raiser. Le check-raise est également une bonne option. Cependant, le check-raise sera à privilégier depuis les premières positions et/ou en multiway pot. Il faut éviter de le pratiquer si souvent que les adversaires vont nécessairement l’anticiper et ne better qu’avec de très -très- bonnes mains. D. Sklansky recommande de check-raiser avec 60% des mains. Pour varier le jeu, il convient également de checker certaines made hands pour que le joueur soit plus difficile à lire pour ses adversaires. Le joueur placé dans une position défavorable devra encore plus souvent better, et ce, même si le tableau ne semble pas particulièrement favoriser les tirages car il a de bonne chance de gagner le pot immédiatement. Lorsque le tableau est très favorable aux quintes et aux flushs, la même stratégie s’applique, cependant, il conviendra souvent de folder la main si un adversaire check-raise comme lorsque le joueur bets avec AK mais qu’un adversaire raise le tableau K◊Q◊5♣9◊. Par ailleurs avec une bonne main, comme deux paires, alors que le tableau favorise les tirages, il est préférable de check-caller pour espérer trouver un full à la river. Cependant, contre moins de trois adversaires, better avec deux paires sur ce type de tableau est souvent la meilleure solution. Par exemple, le joueur détient A♠A◊ sur le tableau T♥8♣4♣6♥ face à 4 adversaires, ici il convient de better car AA est probablement la meilleure main et de checker si à la river apparaît un ♣ ou un 7. Il serait une erreur de checker la turn et better la river si aucune de ces cartes n’apparaît car les adversaires pourraient bénéficier d’une carte gratuite. Un cas moins favorable est celui du joueur ayant QQ sur le tableau 762K avec 3 adversaires. Ici le K peut apparaître comme une scare card mais autant pour le joueur que pour ses adversaires. Si le joueur a jouer QQ très agressivement depuis le début du coup il est nécessaire de better malgré le K. Par exception, seule la taille du pot peut justifier de checker une made hand à la turn dès lors qu’aucun joueur ne semble sur un tirage et qu’il y a peu de scare cards. Ici checker, vise à inviter l’adversaire à better la river avec, par exemple, la seconde paire.
*

Si dès les limites à $2/$4, la turn se joue souvent en head up, il est fréquent de se retrouver face à deux adversaires, l’un sur un tirage, l’autre détenant une made hand. Afin de maximiser l’e.v. à ce stade du coup A. Jalib à élaboré une table qui dérive des travaux d’Andy Morton. La table ci-dessus illustre la stratégie à adopter lorsque le joueur se trouve avec à sa droite une made hand et à sa gauche un joueur sur un weak draw. La conclusion des travaux d'A. Jalib est que le joueur doit raiser s’il est nécessaire de faire folder le weak draw. Par exemple, si l’adversaire en late position à un tirage à 4 outs, le joueur devra raiser si il estime avoir une chance sur deux de battre le bettor dès que le pot contient 7 big bets. Dans ce cas, même si l'adversaire n’a pas le pot odds suffisant pour caller, le joueur à intérêt à le voir folder rompant ainsi avec le théorème fondamental du poker. Ainsi, l’agressivité est la meilleure stratégie lorsque le joueur détient une main qui à des chances raisonnables de s’imposer. Suivant la nature de la main, l’agressivité vise plutôt à grossir le pot ou à défendre à la main. Cependant, l’agressivité peut également être la meilleure stratégie lorsque le joueur dispose d’une main faible ou très vulnérable à ce stade du coup. Il s’agit par exemple du joueur qui a AK en main mais que la main ne s’est pas améliorée. En premier lieu, le pur bluff est à proscrire contre des joueurs incapables de folder des mains moyennes. Ensuite, le nombre d’adversaires doit être réduit à un ou deux. Enfin, si il convient en général de better lorsque le joueur est en dernière position et que tous les adversaires ont checké, il faut prendre en compte la possibilité qu’un adversaires check-raise ce qui pourra contraindre un joueur détenant un tirage à folder alors qu’il aurait pu voir la river en checkant. Par exemple sur le tableau J♣7♥5♠A◊, en head up, le joueur détenant JTs à intérêt à better pour faire folder T9s mais devra folder face à un raise dès lors que l’adversaire peut avoir AJ, A♣K♣ ou même 77. En particulier, les joueurs ont légitimement intérêt à check-raiser la turn lorsque leur main s’améliore fortement si un de leur adversaire à été agressif au flop. En effet, le joueur qui a été agressif au flop va probablement re-better la turn, dès lors le check raise à toutes les chances de fonctionner.
* *Lorsque le joueur est sur un tirage, il convient en général de checker mais better est possible avec plus de 9 outs, car même si les adversaires ne foldent pas, la main conservent des chances de s’améliorer à la river. Mais, avec un tirage comme avec une main dont la valeur est incertaine, il est nécessaire de checker et caller. Cependant, outre le pot odds, il faut prendre en compte la probabilité que même si la main s’améliore à la river, elle peut ne pas s’imposer, comme lorsqu'un adversaire obtient une couleur qui donne une meilleure couleur ou un full à un adversaire. De même checker et caller est la bonne solution lorsqu’un adversaire obtient sont tirage couleur à la turn mais que le joueur a en main l’as de la couleur Le semi-bluff est une bonne option à la turn quand le joueur dispose d’un tirage non classique, c’est à dire avec plus de 9 outs. Par exemple, avec K♥T◊ sur le tableau 9♥8◊3♠J♥ en head up, un raise peut paire folder Q9 ou AK. Et si l’adversaire call, KTo dispose encore de 11 outs pour s’améliorer et s’imposer. Afin de déterminer, si il convient ou non de caller avec une main marginale ou un tirage, A. Jalib recommande de caller dès lors que le montant total (estimé) du pot à l'abattage plus un multiplié par le nombre d'outs dépasse 48. Cependant, globalement, il convient de check-caller un big bet avec 8 ou 9 outs dès lors que le pot odds est de 5:1 et de raiser avec plus 12 outs. Dans le même sens K. Yao à élaboré la méthode D.I.P.O. qui reprend le système d' Abdul Jalib.
*Lorsqu’un adversaire relance à la turn, il faut considérer que le raise est légitime. Hors du cas des joueurs très agressifs, les joueurs expriment la réelle valeur de leur main à la turn et une relance implique généralement que le joueur ait des chances réelles de s’imposer à l’abattage. En conséquence, face à un raise, avec un set ou mieux les deux alternatives sont call ou raise mais avec des mains plus fragiles, les deux alternatives sont fold ou call. Ainsi, si un adversaire raise après un bettor et un caller, il convient souvent de folder des mains comme la top paire. A. Prock précise que "is that when you are raised, it is preferable to hold a hand like second pair good kicker than a hand like top pair bad kicker. You'll beat the same number of bluffs, but if you're beat you'll have more outs. In fact, if you are raised on the turn when holding top pair, bad kicker, you might consider folding. More to the point, if you hold second pair good kicker, you should also consider folding. Again, kicker issues are such that your effective outs are well below the five you might be counting on to make a call/call down profitable". Il en va de même si le joueur est en late position avec une main comme JJ sur un tableau QT82 après plusieurs callers. Ainsi, un raise à la turn exprime généralement une bonne main. Mais si certains ne bluffent jamais d’autres le pratiquent plus que de raison. Face à un turn raise, il est donc indispensable d’analyser les habitudes des adversaires. Par exemple, avec AJo et le tableau 8♣5◊3♠A♠ dans un 3-way pot. AJo bet en late position puis un adversaire check raise et un autre fold offrant à AJo un pot odds de 7 :1. Face à AK-AQ ou A8, AJ ne dispose que de trois outs et devrait jouer dans un coup à 15 :1. AJo n’est jouable que si l’adversaire à A5, A3, JX ou 8x, ce qui est peu probable et il convient donc de folder la top paire. Cependant, en général, même face à un raise, il est rare de devoir folder la top paire ou une overpaire si le tableau n’est pas connecté ni bicolore ou contre quelques adversaires si il n’y a pas plus de deux cartes du tableau dans la playing zone. Ainsi, à la turn, il est nécessaire de rééxaminer toutes les informations divulguées aux tours précédents car en bettant la turn, le joueur peut ensuite avoir à caller un big bet supplémentaire avant la river.
* **En conclusion, il vaut mieux better la turn et checker la river que checker la turn et better la river pour éviter d'accorder une free card. Par ailleurs, trop de joueurs ont tendance à check-caller avec des mains légitimes, or better la turn permet de gagner de nombreux pots immédiatement. Et, si en dernière position, le joueur doit better la plupart de ses mains, out of position, il doit checker la plupart de ses mains dès lors qu’il à l’intention de check-folder, check-caller ou check-raiser for value dès lors qu’il dispose d’une made hand ou de plus de 15 outs

Strategie:Le jeu au flop

La Middle pair
Un joueur détient la seconde paire, une middle pair ou la bottom pair avec Q7, JJ ou 32 sur le flop AQ3. Dans ce type de situation la règle générale consiste à folder ces mains. Ici la seule prise en compte du pot odds, des outs -apparents- est insuffisante pour décider de poursuivre ou non jusqu’à la river. Dans la plupart des cas, si il semble que le pot odds exigé soit respectivement de 8 :1 ou de 23 :1, la prise en compte... lire la suite de La Middle pair
Le Straight draw, tirage quinte
Il existe deux types de straight draws. Les open ended straight draws d’abord. Avec 8 outs, ces tirages sont à 2.2 : 1 de (ne pas) s’améliorer avant l’abattage. Les inside straight draws ensuite, qui sont à 5.1 :1 de (ne pas) s’améliorer à la turn ou à la river. Ce sont les connecteurs tels que 8♥7♠ ou 4♠3♠ et les mains comme J♠9♣ qui permettent généralement d’obtenir un straight draw au flop. Dès à présent il convient... lire la suite de Le Straight draw, tirage quinte
La Top paire, Overpaire
Obtenir la top paire ou une overpaire au flop est une des situations les courantes au texas holdem. Si dans bien des situations, dans 70% des cas, la top paire suffit à remporter le pot en tight games , la situation est différente en loose games où il n’est pas rare de devoir folder la top paire au flop. En loose games , outre le fait que la top paire n’est la meilleure main que dans 70% des cas , elle n’a que 50% de chance de... lire la suite de La Top paire, Overpaire
Les Overcards
La gestion des overcards au flop est particulièrement délicate. Même hors du cas plus spécifique de AK, il est souvent déconseillé de pousser deux overcards à la turn, en particulier en loose games. En effet, avec deux pures overcards, même en loose games il sera difficile d’obtenir un pot odds de 7 :1 au flop. Cependant, si "drawing to overcards" est généralement une erreur , la position du joueur et la présence d’Oe peuvent... lire la suite de Les Overcards
Le Brelan, set & trips
Il convient de parler de set lorsque le joueur détient JJ sur un flop AJ8 et de trips avec AT sur un flop TT2. En moyenne, une paire fermée à 11% de chance de devenir au minimum un set , et un joueur n’obtient un trips qu’avec 2% de ses mains . * * * Un set est une très bonne combinaison, pour autant, elle est très souvent trop vulnérable pour être sous-jouée . Un set est battu dans 25%... lire la suite de Le Brelan, set & trips
Les Deux Paires
- Learning how to play two pair is as expensive as a college education — and worth just about as much -. Cette citation de M. Twain extraite de - Vie sur le Mississippi - revient comme un leitmotiv dans l’esprit de tous ceux qui tentent d’élaborer une stratégie quant à la gestion de deux paires au flop. En effet, deux paires constituent souvent la meilleure combinaison au flop , mais elle restent vulnérables et fragiles. *... lire la suite de Les Deux Paires
Le Flop
En early position, un joueur limp avec Q♠J♠, le cutoff limp avec 8♥7♥ et le small blind raise avec A♣A◊. 5 joueurs voient le flop T♥9♥8♠. Il s’agit d’un exemple extrême mais il met en évidence que même dans sa version limit, le texas holdem reste essentiellement un jeu ou la différence se fait post-flop. Toutes les réflexions sur le jeu préflop et les mains de départ sont certes nécessaires mais elles sont insuffisantes pour... lire la suite de Le Flop
Le Flush draw, tirage couleur
Les tirages couleur ou flush draw constituent de très bonnes mains. En effet, le joueur est à 2 :1 de (ne pas) voir rentrer sa couleur au plus tard à la river . Cependant, plus le pot est petit et moins il y a d’adversaires, plus il est préférable de détenir plus qu’un tirage à 9 outs. Avec un flush draw et un straight draw , la cote passe à 0.9 :1. * * * Les flush draw méritent d’être poussés à la turn et ce n’est que... lire la suite de Le Flush draw, tirage couleur
Monster Hand
Il est toujours agréable pour un joueur d’obtenir un carré, un full et même une couleur ou une quinte au flop . En effet dans ce type de situation, pour un joueur ayant A3s qui voit apparaître un flop AA3 l’edge de chaque bet supplémentaire dans le pot est de presque 100% , d’où la necessité de maximiser la taille du pot . Par contre, est plus complexe la gestion d’une petite quinte ou d’une petite couleur au flop. Dans ces... lire la suite de Monster Hand

Strategie:Le jeu préflop

Le Groupe 5 de D. Sklansky
Les mains du groupe 5 sont dès mains jouables depuis les middle positions et obtiennent l’essentiel de leurs résultats en multiway pots . En outre, la plupart de ces mains sont également adaptées pour défendre les blinds face à un possible stealer . * * * Simulations de S. Brecher Adversaires: 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Mains : 77... lire la suite de Le Groupe 5 de D. Sklansky

jeudi 17 mai 2007

Règles de bases du poker.

l'objectif de cette rubrique est de rassembler les règles du poker courantes de manière à satisfaire :
le néophite complet qui n'a jamais joué au poker.le débutant qui souhaite commencer le poker sérieusement.l'amateur pour qui voudrait raffraîchir quelques points.
Les règles du poker sont nombreuses et donc il vous faudra du temps et quelques parties pour les assimiler. Je n'ai pas voulu être exhaustif et ennuyeux pour la partie "web" des règles, vous trouverez les compléments dans les documents annexes.
Ne vous braquez pas sur les termes venus de la langue anglaise, ils sont omniprésents à toutes les tables de poker, vous n'aurez que quelques dizaines de mots à apprendre.
J'ai reporté à une autre rubrique les règles spécifiques aux variantes de poker. Vous pouvez d'ailleurs la consulter dès maintenant si vous avez les notions de base du poker.
Enfin n'oubliez pas qu'il n'y a pas encore de règles universelles au poker, votre bon sens et l'entente collégiale avec les autres joueurs de la table est une nécessité.